Avare du porte-feuille comme des sentiments, je peine à croire que l'amour, le vrai, ne dure que le temps de l'éjaculation, le temps d'une nuit, l'espace d'un matin. J'ai aimé et j'aimerais jusqu'à la fusion / confusion. Je n'ai cessé de penser que tout était en harmonie avec mon coeur, mais plus d'une fois, l'amour m'a mis à l'épreuve. J'attends encore ce fils de pédale, autre que toi, qui ne connaîtrait pas l'usage de ses mains, et encore moins de sa bite. Qui pense avec son cerveau et parle avec son coeur. Ton contraire. Je te rappelle que je ne suis pas ton vieux pote du vestiaire. Evites donc les tcheks, les tapes dans le dos et les phrases qui terminent par "ta mère". Peu importe maintenant, je ne veux plus d'un incapable comme toi. Tu te sens adulte sous prétexte que t'aies résilié ton contrat chez Pampers. Tu dis que l'homme est supérieure à la femme ? Mais ferme ta gueule Sexe failble ! Même ma mère est plus virile que toi. Remballes tes cols V, tes jeans sérrés jusqu'à la déchirure de l'utérus, ta coupe à l'eau, tes chaussures de putain et ton manteau matière sac poubelle. Abandonne ta mode Pokéstyle et songe sérieusement à retourner dans ta Pokéball. Tu me crois soumise parce que c'est moi qui suis à genoux ? Mais Lapin, t'oublis que, durant le court instant de la félation, c'est moi qui tient les couilles. En d'autres termes, ce qui fait de toi un homme est entre mes mains. J'efleure ta virilité du bout des doigts. Je joue avec ce qui te sers à taper dans tout ce qui bouge. Je croque, je griffe, je mords, je pince. Ivre, les genoux noircis par le bitume, les cheveux tirés vers les cieux, je te savoure. "-T'as vu comment il fait chaud ?" T'es marrant toi. Je viens d'un pays chaud, alors forcément j'ai froid. Tu me jettes un reproche durant une de nos activités quotidiennes: le baise-ball. Paraît-il que je prends des distances. Comment oses-tu dire une chose pareille alors que tu es encore en moi ?! Je te jure, tu es un poème à toi tout seul. Je ne supporte plus ta légère tendance à oublier que les femmes d'aujourd'hui sont les mères de demain. Je ne supporte plus notre quotidien qui pu le bouc. En fait, je ne te supportes plus tout court. Trêve de bavardages. J'aimerais ne plus avoir à me cacher des hommes. Me balader nue, sans craindre que mon cul soit filmé à mon insu. Que nos culbutes sur le lit, sous la douche, dans les couloirs, dans les cabines d'essayage, dans les toilettes, au cinéma, sur le tapis, dans la voiture, dans le rer A, dans le jardin public, sur le toit de l'immeuble, dans toutes les positions, sur le coté, allongée, sur le ventre, sur le dos, assise, debout, à quatre pattes ... ne soient évoquées qu'entre nous. Que personne ne triche. Que la sincérité et la confiance prennent le dessus. Que jamais le nom d'une autre pêcheresse que moi sorte de ta bouche. Je suis malade, contaminée par la tristesse. Qu'un homme m'ouvre son coeur et range sa fierté au fond de ses fesses. Au nom du shit, du cul et de la folie. Amen (la tize).